VDI : les entreprises s'y mettent! PDF Imprimer Email
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Écrit par InfraNews   

 Par Kareen Frascaria

Source : infranews 
Après des débuts difficiles, le poste de travail virtuel commence à se propager dans l'entreprise, notamment parce que les technologies sont enfin matures. Mais des alternatives ouvrent le débat. VDI ou pas VDI ?

 

Même les analystes y perdent leur latin. En août 2007, Brian Gammage du Gartner prévoyait que "d'ici la fin 2010, tous les nouveaux postes de travail déployés seraient virtualisés". Fin 2009, la prédiction fait presque sourire : on est encore loin du but. Pas de chiffres encore très précis, mais un retour du terrain confirmé par les intégrateurs spécialisés : quasiment toutes les grandes entreprises ont en 2009 testé le poste de travail virtuel, mais peu ont transformé l'essai en production. Pourquoi ? Les raisons sont multiples : mauvaise expérience utilisateur, ROI difficile à prouver, réductions de coûts difficiles à démontrer, surtout à cause d'un mode de licencing opaque ou surtaxé, notamment lorsqu'il s'agit de mettre une application Windows dans une machine virtuelle. Au delà des problématiques d'infrastructure, le poste de travail virtuel implique de nouveaux modèles d'organisation du travail, un changement culturel violent pour les entreprises.

 

2010 : l'heure est à la maturité

 Certaines d'entre elles, ont néanmoins passé le cap avec succès,comme Agrica ou la communauté du Bourget. VMware confirme qu'elles sont de plus en plus nombreuses : "La virtualisation du poste de travail, c'est une chose que l'on met en oeuvre pleinement aujourd'hui" assure Carole Manueli, en charge de ce secteur chez VMware. Il est vrai qu'en un an, les offres ont considérablement évolué, avec des technologies qui améliorent l'expérience utilisateur, ou des packages commerciaux qui facilitent la vie des entreprises. VMware propose PCoIP de Terradici, Citrix a développé HDX et Red Hat a récupéré Spice de son rachat de Qmranet, bref, les éditeurs débordent d'énergie pour créer des accélérateurs d'applications. Les fichiers Flash, CAO, les vidéos, tout passe et plus rien ne résiste. L'utilisateur final ne voit plus la différence entre son PC virtuel et un PC classique. BlueCoat/Packeteer a même proposé en septembre une solution d'accélération d'applications dédiée, PacketShaper 8.5 qui propose la capacité d’identifier et de gérer spécifiquement les trafics réseaux attachés à l’application VMware View avec une granularité très fine.. Par ailleurs, les packages évoluent. Citrix a frappé fort en octobre en lançant, quelques jours avant VMware View 4, Xen Desktop 4, un package ingénieux, regroupant toute son offre autour du poste de travail, avec une seule licence. L'objectif : répondre à tous les besoins.

 

VDI ou application ? 

Avec ces évolutions notoires, l'adoption du poste de travail virtuel devrait encore s'accélérer. Gartner a de nouveau publié a vision il y a quelques mois : le marché du poste de travail virtuel devrait désormais s'accélérer pour atteindre, en 2013, 40% du marché du poste de travail global. On est cependant encore loin du 100% de postes virtualisés. En pratique, deux modes opératoires : soit l'entreprise a déjà virtualisé ses serveurs, y a pris goût, et vise désormais le tout virtuel ; soit l'entreprise, comme Agrica, a besoin de plus de flexibilité tout en gardant le contrôle de ses postes de travail, et a trouvé dans le poste de travail virtualisé son salut. Mais le poste de travail virtuel ne correspond pas toujours aux vrais besoins, ou seulement en partie. Ainsi, certains, comme Microsoft ne croient pas beaucoup au VDI, ou du moins pas déployé seul. D'autres, ont déjà planché sur des alternatives qui valent le détour, à l'instar de Systancia, qui combine à la fois virtualisation d'application et virtualisation du poste de travail (ce que Citrix prône aussi avec Xen Desktop 4), ou de Dotriver, qui propose de prolonger la vie des PCs existants en leur donnant une nouvelle vie virtualisés.

 

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